Mais qui se cache derrière les véritables « casaniers » ?

Cet article vise à mieux
comprendre ceux que l’on catalogue, souvent avec une pointe de mépris, de « casaniers ».

Ceux qui ayant le choix entre
une sortie, des vacances à l’étranger, une soirée cocooning chez eux, donneront
leur préférence à cette dernière option.

Bien sûr, ils accepteront
certaines invitations pour faire plaisir aux gens qu’ils aiment et sans doute
aussi pour donner le change d’une certaine « normalité ». Mais s’ils
s’écoutaient vraiment, la tentation de rester chez eux avec un bon bouquin
remporterait la palme d’or.

Je ne parlerai donc pas ici
des personnes qui restent chez eux parce qu’ils y sont contraints pour des
raisons financières ou de santé mais qui, s’ils en avaient les moyens, iraient
vers le monde extérieur en courant.

Je ne parlerai pas non plus
des personnes qui, aigries par la vie, se sont recluses chez elle alimentant
ainsi une certaine haine envers l’humanité.

Il n’est pas question non
plus d’états dépressif entraînant un repli sur soi.

Ce que je vais aborder ce sont les besoins de certaines personnes qui bien qu’étant actives (voire très actives) dans la société, qui bien qu’étant appréciées des autres, ont ce besoin absolu de se retrouver seules pour recharger leurs batteries, dans le calme de leur univers.


Sortir de sa « zone de confort » : Est-ce vraiment une étape indispensable pour être bien dans sa vie ?

Après le fameux « Lâcher prise » prôné sur tous les toits au point d’en hérisser plus d’un(e) (car admettons-le, ce n’est pas si simple que cela), une autre expression voit le jour et se présente comme une voie incontournable pour accéder au bonheur : « Sortir de sa zone de confort » ! Mais est-ce vraiment obligatoire pour avoir une vie digne de ce nom ?   Définissons d’abord cette fameuse zone…     Cette zone est évidemment propre à chacun et correspond à un état où l’on se sent à l’aise : un lieu géographique que l’on connaît, des amis stables, un boulot que l’on maitrise, des objets qui nous entourent depuis longtemps…Bref il s’agit d’une bulle où l’on se sent aux commandes, où les points de repères sont bien intégrés. Si cette zone n’a pas encore engendré chez vous de lassitude, profitez-en au maximum ! Ne vous imposez pas mille changements pour faire « bien » ou donner l’impression d’une vie méga intéressante avec moult rebondissements ! Foutez-vous la paix et savourez ce qui est ! Ne laissez pas les regards extérieurs vous juger, écoutez-vous ! A ce stade, évitez les « il faudrait », « je devrais » … Une lassitude s’empare de votre vie ?     Si…

Quand savoir renoncer, quand savoir persévérer ?

 

 

Vous êtes en plein dans un projet de vie mais vous vivez un moment de découragement et avez envie de tout planter là ?

Votre projet n’avance pas comme vous le voudriez et vous vous demandez si cela vaut la peine de continuer ?

Votre projet commence à vous ennuyer ?

Savoir ce que l’on veut ou ce que l’on ne veut plus peut sembler beaucoup plus compliqué qu’il n’y paraît ! En tant qu’être humain, les doutes nous assaillent à maintes reprises.

Sans compter que tout changement, même positif, est facteur de stress.

Alors comment savoir si l’on doit abandonner un projet (quel que soit notre secteur de vie : couple, travail…) ou si l’on doit continuer envers et contre tout ?

Ce n’est pas dans la nature des choses d’être toujours au sommet de sa forme ! Et c’est très bien ainsi !

Faire toujours plus, être de plus en plus parfait, courir après l’idéal, être une personne exemplaire sous tous les fronts, ne pas décevoir, toujours plaire, tout réussir… et ainsi passer ses journées à se taper dessus parce qu’on y arrive pas.
On veut tout faire bien et on se plaint de toutes nos incompétences.
On veut jouer au héros et on se retrouve angoissé chronique, stressé, et au bord de tout larguer.
On cherche l’épanouissement et le bonheur et on se retrouve détruit, vidé de toute substance vitale.
On veut être performant en permanence et la culpabilité vient ronger nos journées parce que bien sûr, ce n’est pas dans la nature des choses d’être toujours au somment de sa forme !

Non mais vous imaginez les talents d’équilibriste qu’il faut pour être parfait dans tous les domaines ?
C’est même plus qu’on est à satiété, on est carrément gavé, saturé et de surcroit tout le temps insatisfait !

Pourquoi ? Parce qu’on n’accepte pas d’être simplement HUMAIN !

Vous avez déjà vu une vague rester en l’air ? Non, elle finit toujours par retomber.

Il y a-t-il une personnalité perverse narcissique derrière chaque manipulation ou parole toxique ? Volet II

Il y a-t-il une personnalité perverse narcissique derrière chaque manipulation ou parole toxique ? Volet II

 


Dans le premier volet paru au mois de mai, nous avons vu que les gens qui manipulent pour le plaisir de détruire ne remplissent pas les rues comme on pourrait le croire.
On a également analysé comment faire le tri et comment discerner une manipulation circonstancielle d’une façon d’être. Nous avons ensuite décortiqué les armes classiques de manipulation.

Dans ce deuxième volet, nous analyserons la mise en place d’une réelle relation toxique et les éléments pouvant déclencher « les crises ». Nous nous centrerons également sur comment gérer ces crises et finalement comment sortir de cette spirale infernale.
Ici, on part du principe que l’on a réellement à faire à un personnage pervers narcissique. Si vous avez encore un doute, relisez bien le premier article : toute manipulation n’est pas perverse. On manipule tous d’une façon ou d’une autre à certains moments de notre vie.

Un scénario presque écrit d’avance:


En effet, l’empiétement ne sera pas visible de suite et va longtemps échapper au champ de conscience de la victime. La domination s’installe de façon insidieuse.

Tout commence par un terrain favorable et la recherche d’une cible avec une faille (voir article précédent)…Véritable profilage en soi!

La cible (souvent intelligente par ailleurs et très empathique) étant repérée, les armes de séduction massives sont sorties; le but étant d’obtenir rapidement un premier pas de votre part:

  • La personne prédatrice aura tôt fait de créer avec vous une relation fusionnelle grâce à un discours particulièrement charmeur et affirmé. Elle vous donnera ainsi l’impression d’être tombé(e) sur la personne parfait(e) sous tous les angles.
  • Elle vous présentera par ailleurs une oreille particulièrement attentive et sera en quête de vos petits secrets, de vos frustrations de vie…Mais attention, son seul but est de récolter des informations précieuses qu’elle retournera ensuite contre vous.
  • L’apparence est en général alléchante.
  • Elle a le don d’être généreuse …au début!
  • L’art de flatter est au rdv, les compliments seront donc légions dans un premier temps.
  • Le contact tactile sera très vite établi (à ne pas confondre cependant avec les personnes qui sont spontanément de nature tactile).
  • Le regard sera souvent intense.
  • Elle va très vite occuper votre espace.
  • Elle présentera un raisonnement particulièrement cohérent au départ.
  • Elle se plaindra souvent de son passé et se montrera victime par rapport à ce dernier.
  • Elle va souvent imiter disctrètement votre comportement non-verbal.
  • Elle se montrera à la fois très à l’aise et à la fois très mystérieuse.

Cette phase étant remportée avec succès, reste à maintenir le grappin et tout mettre en oeuvre pour créer rapidement un lien basé sur la durée. L’aspect fusionnel sera mis en avant et petit à petit, sans même vous en rendre compte, vous verrez de moins en moins votre entourage habituel.
Les stratégies de conditionnement se mettent subtilement en place

Il y a-t-il une personnalité perverse narcissique derrière chaque manipulation ou parole toxique ?

Il y a-t-il une personnalité perverse narcissique derrière chaque manipulation ou parole toxique ?


La notion de « Pervers Narcissique » est rentrée dans le langage courant parfois à tort et à travers. Quelqu’un nous manipule, nous ment, nous culpabilise et nous avons vite fait de clamer « c’est un pervers narcissique », PN pour reprendre l’abréviation.
Si derrière cette notion on retrouve une problématique très grave et très destructrice qui ne doit pas être négligée, il est néanmoins important de l’utiliser avec rigueur et prudence.
Les gens qui manipulent pour le plaisir de détruire ne remplissent pas les rues comme on pourrait le croire.
Oui mais alors, comment faire le tri ?
Comment être sûr(e) de discerner une manipulation circonstancielle d’une façon d’être ?

C’est ce que nous allons tenter d’éclaircir à travers cet article qui se découpera aussi en deux volets.

Dans le premier volet, nous allons faire la distinction entre le manipulateur occasionnel et le PN. Dans le cas d’une perversité narcissique, nous allons brosser les profils de personnalité tant du pervers que de sa victime. Nous verrons également les moyens utilisés pour manipuler et les conséquences sur l’individu qui les subit.

Dans un deuxième volet (édition de juin 2018), nous analyserons la mise en place d’une relation toxique, les éléments pouvant déclencher « les crises ». Nous nous centrerons également sur comment gérer ces crises et finalement comment sortir de cette spirale infernale.

Peur, anxiété, phobie : Faire le tri et avancer volet II

Peur, anxiété, phobie : Faire le tri et avancer volet II


Lors du premier volet en février, nous avons vu les phobies dites spécifiques ainsi que les phobies qualifiées de sociales. Nous en avons dépeint les traits caractéristiques et, bien sûr, surtout comment en sortir.

Ce deuxième volet sera consacré à l’anxiété généralisée, de celle qui contamine toute notre vie ; nous analyserons également l’agoraphobie et le trouble panique.

Je veillerai à ce que ces distinctions soient compréhensibles et à vous fournir un maximum de clés. Promis !

Le trouble anxieux généralisé : comment le décrire et en quoi se distingue-t-il de la simple anxiété ?

Pour être diagnostiqué comme tel, l’anxiété doit s’être installée depuis au moins 6 mois dans le quotidien de la personne et avoir envahi différentes sphères de la vie.
En effet, l’inquiétude se porte ici sur une multitude de sujets et ce de façon assez intense.
Bien sûr, on retrouvera certains thèmes récurrents comme la santé, les finances, le risque d’accident ou d’agression, le travail…que ce soit pour soi ou pour ses proches.

Ex :

  • La personne qui craint pour son/sa partenaire dès qu’il/elle prend la voiture ou qu’il/elle est en retard.
  • La mère de famille qui vit dans la hantise perpétuelle qu’il arrive quelque chose à ses enfants.
  • L’homme qui s’inquiète perpétuellement pour son travail et son avenir….

J’insiste sur la caractère quotidien, multiple et invalidant du problème.
La personne qui en souffre a beaucoup de mal à maîtriser ses inquiétudes et vit dans un état de tension psychique et physique constant. Elle reste sur ses gardes, sur le qui-vive comme si un malheur allait se présenter à tout moment. Son humeur en est lourdement affectée : nervosité, irritabilité, troubles de la mémoire et de la concentration deviendront vite son lot quotidien. Autant dire que la notion de détente a quasi disparu de son vocabulaire et que cela aura des répercussions tant au niveau familial, que social, que professionnel.

Du stress, en passant par l’anxiété, jusqu’à la dépression véritable : comment s’y retrouver, comment s’en sortir ?


Souvent accolée au moindre mal de vivre, la dépression est un mot clé qui ouvre sans nul doute beaucoup trop de serrures. Or la dépression est une véritable maladie créant une réelle rupture avec notre façon d’être habituelle. Il est vrai qu’il est parfois difficile de faire le tri entre une perte d’élan momentanée, une grosse fatigue, un état d’angoisse et la véritable dépression.

Qu’en dit la bible des psychiatres, le DSM :

  • Au moins soit :
    • Humeur dépressive
    • Perte d’intérêt ou de plaisir
  • Au moins deux semaines
  • Changement par rapport au fonctionnement antérieur.
  • Au moins 5 des symptômes suivants :
    • humeur dépressive
    • perte d’intérêt ou de plaisir
    • perte de gain significatif de poids
      (diminution ou augmentation de l’appétit)
    • insomnie ou hypersomnie
    • fatigue ou perte d’énergie
    • sentiment d’indignité ou culpabilité excessive
    • agitation ou ralentissement psychomoteur
    • troubles des fonctions cognitives (aptitude à penser, à se concentrer)
    • pensées récurrentes de mort ou idéation suicidaire ou tentative de suicide

Le tout avec une gravité variable d’une personne à l’autre : le mal-être pouvant naviguer entre des réactions discrètes, une douleur morale intense et un désir de mort.

Dans tous les cas, sa présence affecte tous les secteurs de vie de l’individu que ce soit la sphère personnelle, la vie privée ou la vie professionnelle.

Peur, anxiété, phobie : Faire le tri et avancer


Cet article va se découper en deux volets.

Dans un premier temps, nous verrons les phobies dites spécifiques ainsi que les phobies qualifiées de sociales. Nous en verrons les traits caractéristiques et, bien sûr, surtout comment en sortir.
Après tout, je suis là pour vous aider et non vous abreuver de théorie 😉

Le deuxième volet (Édition d’avril 2018) sera consacré à l’anxiété généralisée, de celle qui contamine toute notre vie ; nous analyserons également l’agoraphobie et le trouble panique.

Je veillerai à ce que ces distinctions soient compréhensibles et à vous fournir un maximum de clés. Promis !

La peur, une émotion utile


Là, les choses sont simples, on a peur face à un danger réel, objectif, direct.
Elle est donc là pour nous préserver d’un danger immédiat.

Ex.:

  • Vous traversez, une voiture arrive à toute allure, vous avez juste le temps de reculer pour l’éviter. Ouf ! Un bon coup de frayeur mais sauvé(e) !
  • Vous êtes à vélo, un chien pas très sympathique vous court après pour vous mordre, la peur vous donnera l’énergie nécessaire pour pédaler plus vite J.

Bref, on a peur parce que c’est dangereux !

La colère : la comprendre, la gérer


Souvent mal perçue, une colère saine a pourtant son utilité et est un signe indicateur d’un besoin non satisfait.
Refoulée, elle prendra différents visages et sera alors franchement destructrice.

Comment l’identifier et surtout comment identifier ses formes dérivées ?
Comment l’exprimer sans se détruire, sans détruire l’autre ?

C’est ce que je vous propose d’explorer dans ce nouvel article.

Qu’est-ce que la colère ?

Elle fait partie de nos émotions de base depuis notre naissance, c’est donc une réaction tout à fait humaine et que l’on retrouvera partout à travers le monde quelles soient les cultures.

C’est une émotion « chaude », vive qui donne envie d’hurler et qui sur le plan physiologique s’accompagne de diverses sensations comme une accélération cardiaque, une tension extrême. Mais pas de panique, si elle est saine, elle saura mettre ses limites d’elle-même.

Enfin, elle est essentiellement due à un sentiment d’injustice ou de manque de respect (réel ou interprété comme tel).

Même si vous vous en défendez, on a tous connu un jour ou l’autre cette émotion 😉
Néanmoins, la façon dont nous allons y répondre sera très variable d’un individu à l’autre.

Vivre de façon équilibrée implique l’autorisation de ressentir toute sa gamme émotionnelle y compris la colère. Malheureusement, certaines personnes ont intégré durant leur enfance que ce n’était pas bien, que ce n’était pas une émotion appropriée, accueillie avec amour. Entendons-nous bien, il ne s’agit pas ici de culpabiliser les parents, ils ont fait de leur mieux ! Simplement la plupart des enfants grandissent avec le sentiment que s’énerver est dangereux et susceptible de les priver d’amour.

Pourtant une colère, à l’origine, est quelque chose de simple qui ne comporte aucun risque de déraper. Si elle éclate de façon dangereuse, c’est qu’une accumulation insidieuse a déjà eu lieu à l’intérieur et que c’est cet amas qui prend feu.

Si nous sommes attentifs à nos émotions, la colère incluse, nous possédons toujours en nous la possibilité de contrôler les choses.

Même non exprimée vers l’extérieur, il est essentiel de la reconnaître et de l’accepter.
Je parle bien de ressenti ; en effet il ne faut pas confondre l’émotion et ce que l’on en fait !

L’idéal étant de pouvoir exprimer assez rapidement ce que l’on a vécu.
Souvent nous sommes plus enclins à la ressentir avec nos proches et pour cause, une colère saine signe un intérêt véritable pour l’autre. Elle signifie que la relation est importante et que l’on souhaite trouver une solution à ce qui s’est passé.

Une colère saine est toujours momentanée.

Si la colère d’un de vos proches vous semble complètement disproportionnée et irrationnelle, sachez que d’une façon ou d’une autre, elle a toujours un sens même si celui-ci est peu compréhensible.
Si elle prend des proportions démesurées, c’est qu’elle prend racine dans un bourbier intérieur parfois très lointain.

Vous me direz ok, mais alors comment savoir si c’est une colère saine ou une colère déviée ?

Voici quelques indices pour vous aider à y voir plus clair :