Récits de vie

 

Sérénité, c’est le nom que je voudrais te donner

 

Juin 1997
Moments existentiels
Merci à ceux que le « hasard » a mis sur ma route ces dernières années ; à toutes ces rencontres comme des pierres précieuses dans ma légende personnelle.

Introduction

Il y a quelques années, la raison bien ancrée.
Perfectionnisme, mot fébrile de sens, excluait sans conteste la notion de plaisir et de sensibilité.
J’étais ainsi installée dans ce fanatisme. Seul le travail comptait.
Travail bien fait, temps donné, ascétisme pour le reste
Rencontrant quelques sages sur mon passage.
Ceux à qui la vie a déjà bien appris.
Je dois bien reconnaître qu’il manquait là bien des dimensions. J’y ajoutai donc le cœur, l’amour inconditionnel.
Je laissai quelque temps en paix mes bouquins pour d’autres sciences, laissant place à l’intuition et à la créativité.
Pourtant sceptique le miracle se produisit me donnant accès à toutes les dimensions de mon être prenant le temps d’étancher mes besoins et de mettre le bon carburant dans mon moteur de vie. Je sentis mes forces et l’efficacité décupler.
Bien loin d’en prendre un coup, le travail me remercia de mettre enfin la partition longtemps composée en musique.
L’auteur se joignant au compositeur par la plus belle des complicités et la plus belle des mélodies.
Cette collaboration fructueuse donne naissance à la symphonie. « Émotion – Physique – Intellectuel – Spiritualité ».

Le corps, le présent

Le corps, ses manifestations sensorielles, la prise de conscience de son existence
Qu’étai-ce cette planète ?

Moi dont la raison voulait chapeauter tout le reste.
Quel était ce vocabulaire de sorcier ?
Pourtant mon corps à sa manière n’avait cessé de se manifester, de se rappeler à moi.
Un passé d’anorexique et de boulimique, maladies où la mort et la vie se côtoient de près
Maigrir jusqu’au seuil vital, renier sa féminité.
Retrouver son corps encore énorme à 36 kg.
L’impression de défier la mort ; jeu de pouvoir, épreuve de force avec le corps.
Vouloir maîtriser 1 ‘impossible.
L’autre versant n’étant guère plus fleuri.
Manger jusqu’à l’éclatement sans prendre conscience du goût.
Avoir l’impression que l’estomac va éclater.
Se faire vomir jusqu’au vide.
Se sentir sale.
Dans les deux cas, le corps souffre et dérange.
La respiration se faisait pénible.
Se trouver laide. Sublimer dans les activités intellectuelles.
De plus de trois fois par jour, la boulimie s’espace, devient plus occasionnelle, peut s’absenter pendant des mois…
Compromis entre le tout ou rien avec le corps.
L’œil reste attentif au poids sans plus en faire une obsession.
Le resto entre amis devient une soirée agréable et non plus une épreuve de force.

Autre nouveauté : il y a deux ans encore, la blouse sans manche était bannie de ma garde-robe en été.
Je n’aimais pas mes bras et ne concevais pas de les montrer.
Cette année ils ont pu apprécier le contact de l’air et des rayons du soleil.
Même les robes et les jupes peuvent être un plaisir. L’œil se fait plus indulgent lorsqu’il observe le corps dans le miroir.
Comme tout un chacun, dans les périodes plus basses d’énergie, l’œil se fait plus critique.
Toucher son corps pour lui apporter détente et douceur, redécouvrir progressivement sa vivance : Quelle expérience !
La découverte d’une large gamme de sensations étonne : de la chaleur, du picotement, sentir la circulation énergétique.
Apprivoiser ce que j’avais toujours considéré comme un ennemi, le découvrir allié, cerner ses multiples facettes.
Apprendre à le protéger plutôt que le détruire.
Le processus d’acceptation était enclenché… Il ne sera plus dès lors possible de faire semblant de rien, de l’ignorer.
Bien sûr il y a encore des sursauts de désaccord qui de temps à autre viennent toujours frapper à ma porte.
Mais ces moments s’estompent rapidement et s’espacent.

Sérénité…


À toi, mon corps

Tant de fois haï !
Maltraité par des étrangers
Tu le fus sans doute encore plus par moi-même

Privé de tendresse, privé de nourriture
Privé d’essentiel

J’ai été ta première ennemie
Souvent au seuil de la mort, je t’ai mené
Mais celle-ci n’a voulu ni de toi ni de moi
Toujours je t’ai considéré comme un poids à porter
Une enveloppe désagréable
Des partenaires bourrus je t’ai proposés
La sexualité j’ai souvent fui
Aujourd’hui, pas à pas, je t’accorde plus de douceur
Maintenant, de moi, tu fais partie intégrante
Me donner la permission de recevoir la tendresse,
De la ressentir jusqu’au plus profond de mon être
M’offrir des moments de détente,
Arrêter de tester jusqu’à l’ultime mes résistances physiques
Respecter mes besoins et mon rythme
Progressivement, doucement
Aujourd’hui et demain.

F.B.


Il voit les nuances
Il entend le silence

Palpe les différences
Il goûte les saveurs,
Discerne les odeurs
Et ressent la chaleur

TON CORPS !

Écoute-le,
Habite-le,
Entends sa voix,
Écoute ce qui est en toi,
Divin et fort,
Laisse-toi habiter,
Encore et encore

Marie-Thérèse DRAPERON


Très rapidement, intuition, émotion, rencontres « fortuites » se sont interpénétrées. Patchwork étonnant, surprenant.

Des nouvelles rencontres d’amitié profonde, loin des conversations superficielles, occupent une place particulière dans mon évolution. Merci à ce « hasard » qui n’existe pas. Merci aux autres.

Le terrain commençait déjà à se déblayer, enfin plus propice à accueillir la fleur intérieure de mon jardin secret jusqu’alors encombré d’immondices.

Après une première réconciliation avec le corps, le cœur commence à s’ouvrir…
L’anesthésiant accumulé pendant des années, d’injection en injection, permettant un fonctionnement automatique avec un seuil de souffrance tolérable, acceptable, cesse d’agir…

Assez maintenant ! La cure de désintoxication a commencé… Peu à peu les émotions, les sensations resurgissent, recommencent à pousser. Les amis de route d’aujourd’hui sont bien différents de ceux d’hier. Les uns et les autres correspondent à des étapes de ma vie.

Les uns et les autres m’ont fait grandir.
Mais vous qui partagez mon univers amical ensoleillé d’aujourd’hui : que de choses partagées, que d’univers révélés. Accompagnement réciproque, révélateur d’essentiel. Le champ d’authenticité s’agrandit.

La joie émergée, des souffrances font irruption, l’univers émotionnel ne se limite pas à une émotion !
Tremblement de terre, mouvement chaotique mais essentiel pour dégager le terrain de ses ordures.

Passer par l’explosion pour permettre la régulation, l’équilibre.
Passer de l’étouffement à l’étonnement, à l’existence gérée des sentiments.


Colombe de paix
Qu’as-tu fait ?
Le sourire pendu aux lèvres
De la souffrance n’est que le revers
Accumulée à n’en plus finir
Entassée à en vomir
Les plumes d’harmonie et d’amour
Tout en surface te couvre
Suffiront-elles à colmater la brèche ?
Avant que l’intérieur ne se dessèche
Accrochée à un nuage
Ou échouée à un rivage
Dans tout, tu pourras trouver la beauté
Si tu ne te tais.

F.B.


État d’âme

Tristesse prisonnière dans la gorge
Interrogation sur sa légitimité
La douleur est lancinante
La raison foisonne
Les émotions cherchent à s’échapper
Sensation de vide à combler
L’âme se désœuvre
L’être descend dans ses profondeurs
Le sens traverse difficilement le sol rocailleux
Va-t-il en sortir plus mûr et plus robuste ?
Va-t-il se renforcer à travers l’épreuve ?
Les besoins ont-ils leurs droits ?
Des paradoxes plein la tête, plein le cœur.
Combats inlassables, phagocytes de l’énergie
Usure du corps à en crever la peau
La mutation se fait longue
Un chemin de chaque jour
L’âme trouvera-t-elle la paix ?
La sérénité irradiante ?
Entraînement de chaque seconde..

F.B.


Vieux cadavres dans mes placards intérieurs
Pourritures du temps écoulé
Odeurs nauséabondes en brouillard épais
Horreur au râle étouffant
Anciens démons de vies antérieures
Détritus sur le large échoués
Le cerveau s’échauffe à souhait
Le passé se veut écrasant
Briser les chaînes pour une paix ultérieure
Vouloir tendre vers la sérénité
Vivre le bonheur par extrait
Apprécier le temps présent
Long cheminement vers le meilleur
Sur la voie, maintes fois trébucher
Retrouver en sa terre le minerai
Pour enfin retrouver son élan

F.B.


Douleur tenaillante frappant le corps
Émotions hurlantes à travers la matière

L’âme ne connaît plus son sort
Immobilisée sans avant, sans arrière
L’amour destructeur proche de la mort
Toujours le cœur encore espère
Quelle est cette souffrance qui reste au port
Pourtant encore l’envie de remonter la rivière
Le hasard sur la route, ironie du sort
Toutes traces refoulées frappent par-derrière
Laisser la joie monter à bord
Célébrer la levée des barrières
Avancer pas à pas par beau fort
L’harmonie avance la tête fière
Retrouver où est le nord
Se libérer de ses fantômes berbères.

F.B.


Révélation onirique

Des lames de couteaux me cisaillent
Pourtant à l’aller
Aucune d’elles ne m’a blessée
Pourquoi cette douleur aux entrailles ?

Des poubelles faciles à engloutir
Anesthésie
Peut-être amnésie
Mais si douloureuses à vomir

Les lames remontent en limailles
Pourtant à 1’aller
Elles ne faisaient que glisser
Pourquoi maintenant elles m’entaillent ?

Des années à souffrir
Anesthésie
Peut-être paralysie
Mais le passé va mourir

N’utilise pas de tenaille
Vers l’avant tu dois aller
Rien ne peut t’arrêter
Pourquoi pas le temps des victuailles ?

De l’amour à offrir
T’émoustille
Peut-être frénésie
Mais reste à t’ouvrir

F.B.


Éclipse

Hier
Du soleil noir
Le regard se ternit

Le sourire s’attriste
Rien ne séduit
Le cœur se sinistre

Demain
Du soleil jaune
Le regard éblouit
Le sourire fait l’artiste
Tout s’épanouit
Le cœur est feu d’artifice

Aujourd’hui
Le noir rencontre le jaune
Le regard en ellipse
Le sourire parfois se paume
Tout et rien en éclipse
Le cœur fait son chemin dans la faune.

F.B.


À propos de l’intuition et compagnie…

L’intuition. Présente en chacun de nous, ensevelie ou exploitée.
J’ai appris au cours de mon cheminement à y être nettement plus attentive.
A prêter l’oreille à cette petite voix communément appelée sixième sens.
Quant à cette petite phrase, leitmotiv de ces deux dernières années : « Il n’y a pas de hasard », elle a pris tout son sens. Prendre conscience avec parfois grand étonnement des phénomènes de synchronicité qui jalonnent notre existence. Rencontres, événements, circonstances, constituent la partition étrange de notre symphonie personnelle …

Une philosophie positive de la vie s’était déjà installée en moi. Rien à voir avec l’optimisme rêveur ou la naïveté, simplement une prise de conscience des beautés de l’existence, qu’il s’agisse de la beauté d’une fleur ou de la beauté d’un sourire donné gratuitement au coin d’une rue.
Croire en sa force vitale, l’alimenter, la raviver pour réaliser ainsi sa légende personnelle.

Le passé, vu comme une pierre d’achoppement au départ, retravaillé au cours d’une thérapie, éclairé par des événements récents et par des rencontres, parachevé par l’avancée de la vie..
Vivre avec et non l’occulter, le gérer sans l’anesthésier.
Tenter l’ouverture au dialogue, récupérer quelques pièces du puzzle de ma vie.
Rassembler le nombre de pièces suffisant pour l’image, apercevoir et apprécier

Et revoici quelques tranches de mon être.


Mission

Vie insufflée, vie terrienne,
Une mission à déterminer.
Dans la joie ou dans la peur, la vie se consume
De rencontres fortuites, porteuses de possible, elle se compose.

Saisir la chance, capter les signes ou choisir la cécité.

D’évolutions en révolutions tu avances hésitant

Cherchant ta route, cherchant ta voie.

Champ de connaissances à marier aux émotions

Tu apprends la vie sans attente, trébuchant

de temps à autre sur le désespoir.
Faire le deuil de l’espérance pour dire adieu
à la déception, pour capter l’essentiel de l’instant présent.

Retrouver la clarté intérieure, celle de la pleine
conscience qui transforme la vie quelle que soit

sa cadence, quel que soit son encrassement.

Sentir le souffle de la vie, échange entre

nos profondeurs et l’extérieur.

Mouvement d’acceptation du sordide, sortir du contrôle,

lâcher prise pour retrouver plus de maîtrise.

L’animus et l’anima dansent joyeusement

pour former l’unité de l’être.
Mariage de deux intelligences.

Laisser émerger les possibles, les accueillir en leçons de vie.

Amour universel, locomotive de vie

Apprentissage long et périlleux, créateur de miracles.

De la chaleur intérieure émerge le rayon qui illumine

F.B .


Abstraction

De l’abstraction

Je suis la spécialiste devenue.

Moi, l’enfant rebelle, 
au silence conseillé,

je me suis pourtant soumise.

Abstraction
des douleurs, des émotions, des faits

Un monde de survie imaginaire

s’installe,
L’enfant intérieur appelle

à la tendresse,

La petite fille brûle d’être

prise dans les bras.

Mais le silence règne en moi,
la grande étouffe la petite,

les lèvres brûlent de ne pouvoir crier.

La petite Flo est dans sa tour.

Super Flo assume,
affiche le culot, la confiance en soi

inaltérable, inébranlable

Et pourtant…

F.B.


Au secours !

Une brèche s’installe,

la sensibilité fait irruption dans le cratère.

Y aura-t-il des bras tendus pour l’accueillir ?

Se donnera-t-elle la permission de cet accueil ?


L’ouverture se marie avec la peur du poignard meurtrier.

La fermeture mènerait inéluctablement à l’autisme,

une autre façon de mourir…

La flamme de vie est toujours là

luttant contre l’extinction,
crevant d’envie d’être ravivée.

L’amour du prochain me nourrit et vibre dans mon être :

thérapeute de 1’âme, quel beau métier !

Soin par procuration, diront certains…

J’ai foi en ma légende personnelle

Mais l’initiation, parfois aride,
dessèche l’intérieur comme l’extérieur

pour permettre au renouveau

de naître, d’éclore.

F.B.


À propos du temps, la reine du boulot qui travaillait de 8 heures à 21 h 30 tous les jours et jusqu’à 20 heures le samedi, a opté pour quelques pauses, quelques souffle de vie. 
La passion du métier reste, je le pratique d’ailleurs bien différemment en me respectant davantage
Avec plus de cœur, d’intuition, de sérénité, le tout mêlé aux connaissances de la raison. Le chemin se poursuit…
Les objectifs ? Objectifs sérénité.
Développer les activités indépendantes certes ; cultiver l’amour avec l’homme que j’aime, entretenir les amitiés partagées ; laisser parler ma créativité à travers l’écriture et la peinture pour le plaisir, le bien-être en toute simplicité ; respecter mon rythme et celui des autres ;renforcer ma force intérieure par des moments de bien-être quotidien.


Le yin et le yang

Symbole d’harmonie et d’équilibre

Bien ancré dans l’univers, à travers les régions et les traditions.
Avez-vous seulement remarqué que ce symbole abrite en son sein
l’imperfection ?

Le côté clair valorisant le côté sombre

La zone lumineuse contenant un point d’ombre

Et le côté sombre contenant un point éclairé
Contemplant ce signe vous continuez à marcher à la recherche de la
perfection ; ou encore snobant le côté clair vous vous noyez dans la
marée noire, vivant dans la zone éclairée vos voix exténuées encore à
vous débarrasser du point d’ombre.

Et pendant tout ce temps perdu contre l’impossible voulant changer la
nature au prix de votre vie, l’énergie se consume.
Avez-vous seulement jeté un œil sur ce que la vie vous offrait ?

Vous noyant dans la marée noire cherchez-vous l’îlot éclairé où vous
pourrez vous repaître et reprendre des forces ?
Que serait un cercle blanc sinon du vide, une sorte de mort ?
Bien sûr la joie vaut mieux que la tristesse et la sérénité vaut mieux
que l’angoisse.

Mais sommes-nous disponibles et accueillants lorsqu’elles viennent
frapper à notre porte ?
Ou sommes-nous trop occupés à d’autres activités guerrières que pour
les laisser entrer ?

Sommes-nous dans la réceptivité et l’engagement ?

Comment donc faites-vous pour accueillir de nouveaux meubles en votre demeure si celle-ci,
des anciens est toujours encombrée ?

Lâcher prise en lieu et place de l’acharnement vain.

Vivre et non plus se contenter de survivre.
Bien sûr de votre vie vous décidez. Vous préférez attendre ?

Mais dites-moi que faites-vous en attendant ?

F.B.


Extrait philosophique

Aimes-tu la vie ?
Alors sûrement tu agis en pleine conscience

Certainement tu plonges ton attention dans toutes les beautés du
quotidien qui t’entoure.

Non ? « Pas le temps », dis-tu ?

Où trouves-tu donc tout ce temps à te détruire ?

Pourquoi un tel favoritisme ?
« Il faut », « tu dois »… Au nom de quelle loi ?
Pourquoi tant de frustrations ? Pourquoi une telle flagellation ?

Au nom de quelle religion, de quelles traditions ?
Quand du temps tu disposes pourquoi cours-tu sans cesse à travers le
monde à la recherche du bonheur ?
Ne sais-tu donc point que le bonheur est une disposition intérieure
Un trésor qui du fond de ton être transforme la vision des choses ?
Je te laisse un indice sur la route de la paix intérieure : le premier pas
vers la sagesse, l’acceptation, l’acceptation de l’inéluctable.
Non de cette acceptation passive que l’on nomme indifférence.

L’acceptation que notre corps est destiné à la mort.
Acceptation que le monde n’est point toujours juste et ne tourne point
toujours rond.
Alors peut-être tu ne t’acharneras plus à galvauder ton énergie par
vents et marées à contrôler l’univers.

Imagines-tu cette même énergie mise à ton service

Au service de l’amour et de la bienveillance ?

N’est-ce point là le vrai bonheur ?
N’est-ce point là l’occasion de raviver notre flamme intérieure ?

Surtout ne me crois pas sur parole…

Essaie et tu verras.

F.B.


Le tournesol de la vie

Avez-vous déjà contemplé un champ de tournesols ?

Tous à l’unisson ils se tournent vers le soleil,

Cet astre doré et plein de gaieté.

À l’unisson et chacun individuellement.
Il y en aura donc des plus grands et des plus petits,

des plus gros et des plus fins.
Mais tous ont compris l’importance de puiser l’énergie
au service d’eux-mêmes.
Rayonnant ainsi de splendeur de leur vivant,

pour le plus grand plaisir de nos yeux,

captivés par tant de beauté.

Les croyez-vous morts ou desséchés ?
Ils portent alors en eux la meilleure source d’une huile
nourrissante qui va pouvoir ravir nos palais.
Ils continueront ainsi à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Partager ce qu’ils se sont donné, redistribuer le bien
qu’ils se sont fait.

Et l’histoire encore ne s’achève point là,
Car les voici qui donnent alors à la terre mère
leurs graines en abondance pour le cycle perpétuer.

F.B.


Amour universel

Inconditionné serait tout aussi convenant.
De cet amour qui se donne gratuitement et ne demande rien en échange.
Amour que l’on peut sentir vivre dans son corps et qui se diffuse quelques mètres à la ronde,
apaisant par là même celui qui s’en approche absout la violence, l’impatience…
Cet amour ne vit que pour le bonheur et le bien de l’autre.
Amour pureté pour le compagnon, l’ami, le frère ou même l’inconnu.
Seule l’intensité varie.
De cet amour qui se réjouit de voir un sourire sur les lèvres
qu’il vienne de soi ou d’ailleurs là n’est l’essentiel.
Cet amour connaît la bienveillance, la tolérance et se vit en toute sérénité
n’excluant nullement l’intensité.
Amour qui parfait le travail des médecins de l’âme.
Amour qui ne connaît ni frontières, ni limitation temporelle.
Chemin d’initié par quelques âmes accompagné.
Éradiquées les peurs et l’anxiété ! Place au vivant !
Lorsque le bonheur est en soi, il en devient inaltérable, inébranlable.
À peine les événements extérieurs arrivent-ils à l’effleurer.
En cet instant, se sentir inondé de cette onde d’amour si douce,
si enveloppante que l’on se percevrait invincible.
Approfondir cet état jusqu’à son apogée, en faire le but d’une vie.
Se sentir beau de ce ressenti.
De cette beauté transcendante que connaissent les sages.
Ne jamais connaître la solitude dans son ombre.
Être en contact intime avec soi-même.
Connaître tel bonheur donne cette irrépressible envie de le rayonner,
d’en donner à tout un chacun sur son chemin une parcelle.
Rester centrés pour ne pas se perdre, pour ne rien en perdre.

F.B.


« L’erreur est de vouloir
 entreprendre séparément
 la guérison du corps et de l’esprit »
Platon

« Ce que le sage veut, 
il le cherche en soi, 
l’ignorant le cherche 
chez les autres. »
Confucius

« Tu ne vis pas ce que tu aimes ?
 Alors aime ce que tu vis ! »
M. de Lebovitz

 

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